La F1, c’est en apparence des voitures hors de prix, et de moins en moins nombreuses, qui tournent sur des circuits à la conception hors de prix, devant des spectateurs qui paient des places hors de prix. Mais c’est aussi, et surtout, un concentré de technologie qui rejaillit un peu partout autour de nous. En faisant volontairement l’impasse sur la technologie aujourd’hui dans nos voitures (turbo, ABS, boîte séquentielle, etc), on peut voir que la technologie F1 a envahit bien des domaines, parfois insoupçonnés. Aussi en avance sur son temps qu’un laboratoire de recherche spatiale, la F1 a produit des innovations utilisées par l’armée, la médecine ou encore l’aviation, comme le montre ce petit explicatif.
Une police plus rapide
La police britannique est sur le point d’utiliser le prototype Caparo T1 comme véhicule d’intervention rapide. Cette voiture à deux places est en ligne droite issue de la technologie F1, comme son aérodynamique le montre. Et qui pourrait échapper à une machine capable d’aller à 320 km/h? Outre son design, réalisé par d’anciens ingénieurs de l’écurie McLaren, la caparo T1 partage avec ses cousines de circuit un volant amovible, une boîte de vitesse avec palettes au volant et un moteur de 575 chevaux. Les vénérables autoroutes anglaises n’ont qu’à bien se tenir!

Hélicoptères et tanks, la F1 dans l’armée
L’armée britannique a réduit de moitié le temps nécessaire pour alimenter ses hélicoptères il y a six ans en suivant l’organisation des équipes de mécaniciens lors des arrêts aux stands. Les soldats affectés à ces tâches ont également repris à ces équipes les combinaisons ignifugées ultra-légères. Dans un autre registre, l’armée américaine utilise dans ses tanks récemment produits de nouveaux sièges, issus des baquets de F1, qui protègent contre les explosions de mines. Les ceintures de sécurités maintiennent en fait les soldats sans lien rigide, ce qui réduit l’effet des explosions.
L’aérodynamique des avions
La F1 utilise depuis bien longtemps la conception informatique et les souffleries pour étudier l’aérodynamique des voitures. Ces technologies ont été élaborées en lien avec l’industrie aéronautique. L’écurie Force India a ainsi un accord de partenariat avec Airbus tandis que l’écurie Renault collabore avec Boeing. Les progrès effectués par les ingénieurs des écuries bénéficient donc aux constructeurs aéronautiques, et même aux avions supersoniques.
Des innovations en médecine
C’est peut-être l’aspect le plus surprenant à première vue, mais un dispositif médical venu en droite ligne de la F1, ce n’est finalement pas si fou que ça. L’appareil par lequel les ingénieurs collectent en temps réel des données des monoplaces est utilisé pour la gestion des patients à distance. Cet appareil, fabriqué par McLaren Applied Technologies, est également employé pour la gestion des signaux vitaux des patients et leur transmission vers les cliniques et hôpitaux. Autre apport non négligeable: la fibre de carbone. C’est avec ce matériau que l’on construit aujourd’hui les monoplaces, mais également les prothèses avec lesquelles des athlètes handisport tels qu’Oscar Pistorius peuvent courir! Un dérivé de ce matériau, inventé par McLaren Applied Technologies et dénommé Gen3, est utilisé pour la récupération postopératoire lors d’intervention aux genoux. Il s’agit d’une attelle en carbone qui contrôle le pied avec l’aide de micro-mécanismes hydrauliques.
Nager et pédaler plus vite
Simon Smart, responsable de l’aérodynamique chez Red Bull Racing, a utilisé la soufflerie Drag 2 Zero pour améliorer les cadres et guidons des vélos de compétition de la marque Vélo Science. Dans l’eau, c’est l’équipementier Speedo qui a profité de la technologie F1. Les si décriées (et désirées) combinaisons sont en effet fabriquées individuellement pour mouler parfaitement le corps de chaque nageur. Et c’est grâce à l’aide de la modélisation par informatique que ces combinaisons peuvent rendre Michael Phelps et consorts jusqu’à 4 % plus rapides dans l’eau, en améliorant notamment l’efficacité de l’oxygène de 5 %.
Le cinéma chez soi
Inspirés par le célèbre iPod, les ingénieurs de McLaren Applied Technologies ont réalisé un dispositif permettant d’écouter de la musique ou de regarder un film en toute intimité. Ce dispositif, plutôt onéreux (50 000 euros quand même!) est entièrement en fibre de carbone. On y entre comme dans une Mercedes 300 SL, sauf qu’on y trouve un écran de 66 cm avec son surround et lumière ambiante. De quoi profiter tranquillement!

L'iPod selon McLaren











trackback uri
Aucun commentaire