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Tout à gagner

Le rugby a toujours eu un coté social important en Afrique du Sud. L’équipe nationale, et ses joueurs, étant les garants à l’étranger de l’évolution des mentalités dans ce pays marqué par des décennies de ségrégation.
 
ancien afsud.bmpEt les plaies ne sont apparemment pas toutes refermées. Samedi dernier, par exemple, des supporters ont brandi l’ancien drapeau national (ci-contre), en vigueur du temps de l’apartheid. Un geste révoltant pour John Smit: « Nous sommes venus ici pour représenter notre pays, la nouvelle Afrique du Sud, et tous ceux qui y vivent. Et certains viennent au stade pour insulter 44 millions de Sud-Africains, en notre nom, a-t-il dénoncé. Nous nous désolidarisons d’une telle attitude déplacée. Nous sommes fiers du nouveau drapeau, de l’hymne et de notre pays. Les Springboks appuient le nouvel ordre non-ségrégationniste et souhaitent être soutenus par les gens qui sont fiers du nouvel ordre d’égalité». Pour Zola Yeye, manager des Springboks, «que ces gens adoptent un tel sentiment antipatriotique est écoeurant. Ils ne devraient pas revendiquer l’étiquette des Springboks».
 
chiliboy.jpgEt bien les nostalgiques de l’apartheid vont encore prendre un coup sur la tête, puisque le capitaine de la sélection lors du prochain match des Sud-africains, programmé dimanche à Leicester pour fêter les 100 ans du premier disputé par les Boks, ne sera autre que Chiliboy Ralepelle (photo), qui deviendra ainsi le premier capitaine Noir de cette sélection.
 
Ralepelle, 20 ans, succède ainsi à John Smit, rentré au pays avec tous les autres titulaires du match de samedi remporté 25-14 face à l’Angleterre. Ancien capitaine de la sélection des moins de 21 ans, Ralepelle a débuté dans la grande équipe en août face à la Nouvelle-Zélande. Pour Zola Yeye: «Chiliboy va entrer dans l’Histoire et il le mérite.» Le principal intéressé s’est contenté de déclarer: «C’est un grand honneur et un moment spécial pour moi. J’ai toujours voulu jouer pour les Springboks et être capitaine de l’équipe nationale.» 
 
Depuis Errol Tobias en 1981, 33 joueurs de couleur ont évolué sous le maillot Sud-africain. Les mentalités continuent d’évoluer en Afrique du Sud et avec cette nouvelle étape, ce pays a tout à y gagner, sur le terrain comme en dehors…

 
Rugby
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trackback uri 3 commentaires

Bel article PJ. Même si le sujet est moche … :-(

C’est l’une des première fois ou j’entend parler de racisme en rugby …

par Terryble, 01.12.2006 à 15h32  Répondre

Dur pour les noirs d’exister – encore – en AfSud, et dans un sport traditionnelement réservé aux blancs.
Donner le capitanat à un noir est une très bonne chose, dommage que ce soit pour un match assez peu important.

par Moriarty, 02.12.2006 à 13h30  Répondre

Oui, c’est juste un match amical, mais ça permet de marquer le coup pour les 100 ans.

Et concernant le racisme, il faut savoir que la communauté blanche d’Afrique du Sud est issue en majorité des Boers, qui venaient de Hollande. Ceci explique peut-être celà, non?

par PJ, 02.12.2006 à 14h15  Répondre
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