10 ans de carrière, 158 Grands-Prix disputés, 1 victoire (mais à Monaco tout de même, en 1996 sur Ligier), tel est le palmarès d’Olivier Panis. Pilote d’essai chez Toyota depuis son dernier GP en 2004, le Français a annoncé qu’il arrêtera de courir en F1 à la fin de la saison. “Le temps est venu pour moi d’arrêter, a t-il souligné. De nombreux challenges m’attendent en dehors de la Formule 1.” L’information, confirmée par Toyota, n’est cependant pas la grande nouvelle de la journée.
En effet, la FIA est devant une affaire inédite.
Et cette affaire remonte au GP de Turquie du 27 août dernier. Les organisateurs de la quatorzième étape du Championnat du monde de F1 (MSO) et l’Autorité sportive nationale de Turquie (TOSFED) doivent en effet s’expliquer mardi devant un Conseil mondial extraordinaire de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) afin d’éviter une lourde sanction. La raison ? La coupe du vainqueur avait été remise au Brésilien Felipe Massa (Ferrari) devant quelque 2,5 milliards de téléspectateurs par le dirigeant de la République turque de Chypre du nord (RTCN), Mehmet Ali Talat, reconnu par la seule Turquie. Ce qui fait dire à la FIA que les organisateurs du Grand Prix se sont servi de la cérémonie à des fins politiques.
Pour la Fédération internationale, il s’agit d’une «infraction avec les statuts de la FIA, le Code sportif international et le Règlement sportif du Championnat 2006 de Formule 1.» La Turquie risquerait au minimum une amende de plusieurs millions de dollars et au maximum une exclusion de la FIA, ce qui lui ferait perdre toutes les compétitions organisées sous l’égide de la fédération : le GP de F1, le rallye du WRC et l’épreuve de WTCC.
Si le gouvernement chypriote (coté grec) s’était immédiatement indigné après la cérémonie, les organisateurs s’étaient, eux, défendus d’avoir voulu lui donner une connotation politique. “Selon le protocole, M. Mehmet Ali Talat, en tant que plus haut dignitaire de statut international de l’assistance, devait remettre le trophée. Pour cette raison, il a été invité à décerner la récompense au vainqueur de la course“, a ainsi assuré le chef de la Chambre de commerce d’Istanbul, co-propriétaire du circuit et organisatrice du Grand Prix, Murat Yalcintas.
Alors, nouveau coup médiatique pour la F1 et son grand argentier Bernie Ecclestone? Vraie volonté de sanctionner un fait pouvant causer de gros problèmes diplomatiques, la situation dans la région n’étant déjà pas idyllique? Seule la suite donnée par la FIA pourra le dire. La Turquie n’avait en tout cas pas besoin de ça, empêtrée qu’elle est dans ses dossiers d’adhésion à l’UE…




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1 commentaire
Panis…ce pilote français m’a jms plu, un peu comme Alesi quoi..même si tres differents. (N’empeche il faillie creuver pleins de fois Panis)
Je crois que j’aime pas les pilotes français, je detestais prost également. (pourtant grd pilote)